top of page

Le Sept-Îles du futur n’aura pas de sosie

2026.06.12

par Jean-Guy Gougeon

Avec la collaboration de Luc Gagnon


Au cours des soixante-dix dernières années, Sept-Îles et Port-Cartier ont connu des développements qui ont transformé les humbles village côtiers en des communautés structurées, dotées d’une majorité de services, à la faveur d’une industrialisation qui a eu pour noms: Minière IOC maintenant Rio Tinto, Compagnie minière Québec Cartier transformée en ArcelorMittal, Mines Wabush , disparue il y a quelques années, Rio Tinto Fer et titane, antérieurement Fer et titane du Québec; de même que l’Aluminerie Alouette de Sept-Îles dont les deux phases en ont fait le plus important employeur de la région.


Ces prémices, qui ont fait partie de l’adage populaire, ont conduit à une croyance voulant que la Côte-Nord, plus encore la région Sept-Îles-Port-Cartier, mise son avenir sur des grands projets principalement rattachés aux entreprises précitées; ou encore aux projets gouvernementaux, hydrauliques ou routiers. Le tournant du siècle nous a pris au dépourvu.


Au lendemain de l’affaissement des marchés du fer, les Jeux du Québec, finale 1983, sont venus  insuffler un léger baume sur cette plaie béante, traduite par des licenciements massifs, l’exode de centaines de familles pour lesquelles l’avenir n’anticipait pas de lendemains heureux.  Est-il nécessaire  de rappeler la réduction de la population – Port-Cartier chutant de moitié,  Sept-Îles du quart –, le placardage de quantités d’édifices à logements, la fermeture de commerces, le recours massifs aux services communautaires d’alimentation quand ce ne fut pas à la soupe populaire, peu d’amusements faute de revenus qui fondaient à vue d’œil, moins de mets sur la table pour les mêmes raisons.  Telles sont les affres laissées par la crise du fer.  Mais la population a fait face à la musique (!).  Elle a fait connaître au reste du globe la situation déplorable dans laquelle se trouvaient deux villes de son comté; plus de 7 000 citoyens ont pris la rue de façon pacifique, réclamant des mesures de redressement.  Celles-ci  sont venues quelque temps plus tard, se traduisant par des investissements industriel.


La Marche du 31 octobre 1987 n’a pas eu pour unique message que la contestation populaire: elle a démontré qu’une population pouvait être galvanisée autour d’un objectif noble et altier: la fierté, la détermination de se retrousser les manches et de travailler à la reconstruction.


Une première génération telle celles des années cinquante et précédente a établi les bases de l’industrialisation.  Ils furent à juste titre qualifiés de Bâtisseurs.  Une seconde a parfait le boulot initial s’affranchissant davantage des premiers bâtisseurs, sans cependant couper les ponts, plutôt en établissant de nouveaux produits, de nouvelles techniques à la lumière du siècle nouveau.


Le temps est venu de créer

Le Septilien Luc Gagnon, résident depuis près d’un demi-siècle, commissaire industriel depuis près de cinq ans, mentionne quelques entreprises et institutions d’importance qui ont déjà emprunté la voie de la création.


Ils (elles) ont démontré que l’époque n’est plus à l’attente mais à l’avancement. 

Il faut appuyer sur la pédale de la création sinon le Sept-Îles du futur n’aura pas de sosie…


Il a évolué dans le milieu économique, social, culturel et communautaire.  Et il a participé à la Marche du 31 octobre, celle-là même qui a délivré à la région  un message d’un calibre tout à fait nouveau, d’une portée dépassant nos frontières: des citoyens issus de tous les milieux, de toute catégorie, unissent leurs efforts afin de rebâtir une collectivité à nulle part identique.


TEXTE DE LUC GAGNON


Le cégep SI et ses activités de recherche


Un vecteur de plus en plus essentiel dans l’économie moderne est la recherche et le développement.  Le Cégep de Sept-Îles l’a compris et développe depuis plus de vingt ans des activités de recherche appliquée dans des domaines technologiques pertinents pour les entreprises industrielles présentes en région.  Son développement entraîne des retombées concrètes en région avec près d’une cinquantaine de postes de chercheurs (temps plein ou partiel), des subventions de soutien gouvernementales et la construction de pavillons supplémentaires pour accueillir les projets et programmes.  Le tout récent Pavillon de la Recherche et de l’Innovation permet de regrouper sous un même toit les trois secteurs de recherche technologique du Cégep et un organisme de promotion de l’innovation.


D’abord, on retrouve l’Institut Technologique de Maintenance Industrielle (ITMI) qui œuvre à la fiabilité des équipements industriels et à l’adoption des meilleures pratiques dans la production moderne. Celui-ci porte la reconnaissance du Centre Collégial de Transfert Technologique (CCTT) du ministère de l’Éducation.


Ensuite, il y a le Centre d’expertise ferroviaire RAIL, en place depuis près de quinze ans, qui a développé une réputation enviable dans le secteur du transport sur rail.  Celui-ci vise à terme un développement d’envergure comblant un manque d’expertise et de formation dans l’industrie ferroviaire nationale.


Et le petit dernier est le Centre de Recherche et d’Innovation en Intelligence Énergétique (CR2ie), spécialisé dans la gestion énergétique intelligente et dans l' efficacité énergétique, cherchant à produire des retombées significatives pour les individus, l’industrie et les communautés isolées.  Ses chercheurs sont très impliqués dans le développement et l’adoption des avancées de la transition énergétique.


Ces trois secteurs de recherche sont complémentés par le Centre d’entrepreneuriat et de Valorisation de l’Innovation (CEVI), un OBNL qui vise à appuyer les entreprises de la région et à favoriser la mise en marché des  résultats de la recherche collégiale.


Couplés aux activités de formation conventionnelles du Cégep de Sept-Îles, comptant sur la proximité du Campus de l’UQAC et des partenariats de plus en plus nombreux avec des institutions de recherche nationales et internationales, les composantes de recherche du Cégep de Sept-Îles procurent à la région de nouvelles activités économiques façonnant un avenir prometteur pour la communauté septilienne.


Photo: Sept-Îles, vue aérienne


 
 
 

Commentaires


bottom of page