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La mine Kwyjibo ne verra jamais le jour

30 mars
2 min de lecture

2026.03.30

Le Conseil Innu de Uashat mak Mani-utenam maintient son opposition ferme à toute exploitation minière, signale Radio-Canada.

Le projet de mine de terres rares Kwyjibo, au nord-est de Sept-Îles, «ne verra jamais le jour», affirme le conseil de bande de Uashat mak Mani-utenam.

La minière torontoise Consolidated Lithium Metals (CLM) avait signé en novembre une entente avec la Société québécoise d'exploration minière (SOQUEM) pour devenir le principal actionnaire du projet Kwyjibo. Toutefois, la controverse entourant ce gisement ne date pas d’hier. En 2013, des membres de la communauté avaient déjà formellement demandé à Focus Graphite, qui était le partenaire à l’époque, d’abandonner le projet. Ceux-ci soutenaient que les travaux endommageaient le territoire ancestral de leur peuple.

Le projet de mine Kwyjibo se situe au nord-est de Sept-Îles.

Aujourd’hui, le chef du conseil Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam (ITUM), Jonathan Shesush, réitère l’opposition de la communauté à toute exploitation dans la zone d’intérêt.

La direction ainsi que les actionnaires de CLM auraient dû faire leurs devoirs avant de gaspiller leur argent parce que le projet ne verra jamais le jour, scande le chef dans un communiqué.

Bien que le chef ait refusé notre demande d'entrevue, il affirme que la SOQUEM est informée de l'opposition de la communauté au projet depuis 2011. Selon lui, cette opposition est la raison pour laquelle il n'y a pas eu de travaux d'exploration sur le site depuis plusieurs années.

Le chef Jonathan Shesush affirme que le projet de mine ne verra jamais le jour

 

Les minéraux critiques dans la mire

La découverte du gisement de Kwyjibo remonte à une vingtaine d’années. Située à environ 25 kilomètres du chemin de fer de QNS&L et à 125 kilomètres de Sept-Îles, une mine dans ce secteur pourrait extraire plusieurs types de terres rares, dont du néodyme et du praséodyme, utilisés dans la construction d’éoliennes et de véhicules électriques.

En novembre dernier, CLM a versé 23 millions de dollars pour acquérir 60 % des actions du projet. Un peu plus de la moitié de ce montant doit servir à conclure les ententes avec Uashat mak Mani-utenam, de confirmer la viabilité environnementale du traitement des minerais et d'obtenir les permis nécessaires auprès du Bureau d’accélération des projets.

Parallèlement, cette somme financera une campagne de forage de 5000 mètres pour accroître les ressources ainsi que le lancement d’une étude de faisabilité pour confirmer la rentabilité technique et économique de l'exploitation.

Une fois les conditions satisfaites, CLM pourra alors acquérir une participation supplémentaire de 20 % dans le projet.

Photo: Kwyjibo (1)


 
 
 

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