Les Américains avides des minéraux critiques québécois
- Jean-Guy Gougeon

- 3 mars
- 2 min de lecture
2026.03.02
Alors que Donald Trump menace d’envahir le Groenland pour ses ressources. Qu’il cherche à s’approprier le pétrole vénézuélien par la force. Qu’il parle ouvertement du Canada comme du 51e État.
Les Américains investissent des dizaines de millions au Québec dans le but de s’approprier nos minéraux critiques essentiels à leur industrie militaire. Les Américains sont avides des minéraux critiques du Québec; affirment Dominique Cambron-Goulet et Nora T. Lamontagne, le 28 février dans le Journal de Montréal.
Cobalt, graphite, nickel, niobium, tungstène, terres rares... Le sous-sol du Québec renferme des tonnes de minéraux et de métaux qualifiés de «critiques» ou «stratégiques» par les États-Unis. «Le président américain est obsédé par ces minéraux critiques et veut les obtenir de toutes les façons possibles», de dire Christopher Hernandez-Roy, chercheur au Center for Strategic International Studies (CSIS), basé à Washington.
Les Américains obsédés par les minéraux critiques québécois.
Pour y voir plus clair, notre Bureau d’enquête a recensé des investissements américains récents dans l'industrie minière du Québec, dont plusieurs étaient passés inaperçus.
Ces intérêts prennent la forme de milliers de claims miniers, d’actionnariat américain et de promesse de financement d’une agence gouvernementale américaine. Même le Département de la Guerre des États-Unis subventionne directement des entreprises au Québec et ailleurs au Canada.
Qu’est-ce qu’un claim?
Un titre minier (ou claim) est un droit exclusif d’exploitation des ressources du sous-sol sur une portion de territoire. Chaque titre couvre une superficie d’environ 0,85 km2. Les droits peuvent être vendus, comme n’importe quel actif immobilier, entre particuliers et entreprises. Les territoires comprenant des gisements prometteurs font donc l’objet d’une certaine spéculation.
Des milliers de claims miniers du Québec sont liés à des intérêts américains, selon un photomontage du Journal de Montréal.
Les investissements d'entreprises américaines dans nos mines ne datent pas d’hier, souligne Serge Perreault, président de l’Ordre des géologues du Québec. Celui-ci a longtemps été le géologue résident sur la Côte-Nord à Sept-Îles au ministère des Ressources naturelles. Il constate depuis quelques années une réelle «frénésie autour des minéraux industriels».
«La grosse différence ce coup-ci, c’est que le gouvernement américain décide d’investir directement».
De l’avis des experts consultés, le Québec est un choix évident pour nos voisins du Sud qui souhaitent à tout prix ne plus dépendre de la Chine pour leur approvisionnement.
Photo: Minéraux critiques Côte-Nord




Commentaires