Radon: une étude qui en rappelle une autre
- Jean-Guy Gougeon

- 5 janv.
- 2 min de lecture
2026.01.05
Une société vancouvéroise, North America Niobium and Critical Minerals annonce le lancement d’une étude de gaz du sol sur ses projets Blanchette et Bardy, au Québec. Cette étude, menée par RadonEx, un entrepreneur indépendant spécialisé en services géochimiques, a débuté le 16 décembre dernier et se poursuit actuellement.
Cette étude n’est pas sans rappeler le dossier du radon au Lac Kachiwiss au nord de Sept-Îles. Une étude des gaz du sol, amorcée le 16 décembre dernier, est actuellement en cours, menée sur les projets Blanchette et Bardy, situés à environ 40 km au nord-ouest de la municipalité de La Tuque.
L'enquête comprend 82 points d'échantillonnage à Blanchette et 68 points d'échantillonnage à Bardy.
L'étude des gaz du sol constitue une étape préliminaire de l'exploration visant à déterminer si cette méthode géochimique peut contribuer à affiner les cibles d'exploration et à détecter des indices de la présence de pegmatites granitiques contenant du niobium et/ou des terres rares sous la couverture sédimentaire. Le radon est un gaz naturel issu de la désintégration radioactive de l'uranium et du thorium; sa concentration peut être mesurée dans la couverture sédimentaire. La thorite, un minéral contenant du thorium, a été identifiée dans une lame mince du prospect de terres rares de Blanchette, conservée par le gouvernement. Aucun résultat d'analyse n'est présenté pour le moment.
Il y a seize ans…
Il y a seize ans, en 2009, la vancouvéroise Terra Ventures abandonnait son projet d’exploitation d’uranium dans le secteur du Lac Kachiwiss, une vingtaine de kilomètres au nord de Sept-Îles. L’annonce faisait suite à une foulée de mouvements d’opposition au projet Kachiwiss.
Les médecins n’eurent pas à quitter Sept-Îles. En effet, la minière de Vancouver, Terra Ventures, abandonnait son projet d’exploitation de mine d’uranium. C’était une volteface surprenante car jusqu’ici, malgré une opposition farouche, la minière n’avait jamais donné signe de capitulation. La prospection au lac Kachiwiss fut donc abandonnée.
L’entreprise Terra Ventures, une minière junior, s’était contentée d’expliquer par communiqué, que le prix du marché de l’uranium n’était pas intéressant.
Photo: Lac Kachiwiss





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